Hier matin, une dépêche Associated Press relayait un entretien de Jean-Claude Gaudin à « la Provence » dans lequel il expliquait, mot pour mot que « Nicolas Sarkozy va proposer ce lundi une modification des statuts de l'UMP. Il n'est pas utile de conserver l'ancienne structure en élisant un nouveau président qui, un jour, pourrait s'opposer à lui ».
Ceci est tout à fait inacceptable. Les partis n’ont pas à être de
simples soutiens! Le rôle d’un parti, c’est de participer au débat démocratique, de soutenir le Président et le Gouvernement en place quand il est dans la majorité mais aussi de contribuer à la
réflexion, au débat public et si les circonstances l’imposent, s’opposer au pouvoir en place.
Nicolas Sarkozy a promis un programme de réforme ambitieux qui aura à coeur de remettre la France sur la bonne voie. Nous l'avons tous soutenus et nous le soutiendrons encore jusqu'à la fin. Mais cependant, il ne faut pas perdre de vue que notre soutien n'est pas un chèque en blanc.
L’UMP a depuis sa fondation inscrit dans ses valeurs la consultation des adhérents pour toutes les grandes décisions. En 2002 pour le choix de ses dirigeants ainsi que le nom et le logo du parti. En 2004 pour la succession d’Alain Juppé. En 2006 et 2007 pour la validation du projet et du candidat.
Ce pouvoir des adhérents n’est pas négociable, et s’il est besoin d’une réforme, d’une modernisation de nos statuts, ce n’est certainement pas dans la suppression de notre droit de vote pour désigner nos responsables et les lignes politiques à suivre que la se trouve la solution !
Ensemble, sauvons l’essence même de notre démocratie interne !
Ensemble, disons NON à cette réforme des statuts !
Touche pas à mon Vote !